Les limitations et insuffisances des cinq sens ont stimulé et inspiré la recherche de moyens
d’étendre la perception humaine de la réalité ambiante.
Par analogie aux sens, nous pouvons proposer un catalogue non exhaustif de moyens et méthodes d’observation :
Dans l’histoire le premier sens à se trouver amplifié a été la vue, en premier par les téléscopes puis par les
microscopes. Les images produites par des photons sur la rétine ou sur une autre surface sensible,
se sont vues concurrencées par ceux produites par des rayons X, gamma et des électrons:
j’ai parlé de la radiographie, scintigraphie et de la microscopie électronique.
La lumière identifiée comme un phénomène d’ondes de photons, il a été possible de dépasser les
seules longueurs d’onde visibles pour la rétine, surtout pour les infrarouges qui ont permis la
vision nocturne. Les couleurs ont pu être objectivées par la longueur d’onde qu’elles absorbent.
Bien plus tard a suivi l’extension de l’ouie, si on oublie l’usage des cornettes et les tentatives de transmission à travers de filaments. Il faut dire que la pratique musicale a donné une bonne connaissance des ondes sonores, même si on ne pouvait les identifier comme telles.
On pense au diapason et a tous les instruments à cordes, les vents étant directement inspirés
du sifflement humain et de la voix. Puis c’est le déferlement des appareils
électro acoustiques, soit microphone, ampli et haut parleur.
Ces moyens ont permis de mettre sur écoute à distance, aussi bien des personnes à espionner
que des cétacés dans leur milieu naturel. Les ondes sonores ont pu être disséquées et on
a mieux compris l’ouïe humaine. Lorsqu’elle est profondément déficiente on emploie même
une stimulation directe du nerf auditif au moyen d’implants cochléaires.
Les sens de l’odorat et du goût ne sont rien d’autres que des détecteurs de molécules voir
d'ions d'hydrogène de par le fonctionnement cellulaire des bulbes olfactifs et des capteurs papillaires.
Ces sens chimiques ont même été utilisés en direct pour la détection du diabète avant l’avènement de la biologie médicale. Historiquement, les médecins goûtaient l’urine du supposé diabétique.
Il coulait ainsi de source d’épauler ces capteurs naturels par de multiples méthodes de détection chimique.
Au 5e sens du toucher sont venus en renfort les clés dynamométriques, le Braille, les sondes thermiques,
et au sens de la vibration, les sismographes.
A côté de l’être humain, et inconnu de lui, existe une multitude de sens dans le règne animal, végétal et même, microbien. Certains se sont vus exploités dans l’exploration de la réalité :
Un exemple très connu est la maîtrise de l’ultrason par plusieurs animaux dont les chauve-souris.
Il sert à explorer le corps humain entre autre, une variante s’appelle le sonar et montre une partie de la réalité sous-marine.
Même si on connaît des poissons créateurs de décharges électriques, un véritable sens captant des phénomènes électriques et magnétiques, nous échappe pour l’instant.
C’est la physique qui a rendu possible les appareils de détection des phénomènes qu’elle décrit, au fur et à mesure de leur découverte. Je partirais bien de la boussole et passerai au spectromètre et à la résonance magnétique nucléaire.
Une autre approche de la réalité, encore plus complète, est l’étude des images qui arrivent dans le cerveau des insectes et le paysage olfactif des chiens voir des papillons, guidés par leurs phéromones.
qui a été créé le 2020-08-19